Des poèmes de mon cru, sérieux et moins sérieux...

01 avril 2013

Mon poème du 1er avril

NB : Mes amis de la RDC se retrouveront ici

 

Mais qu'est-ce que je vais bien faire gober aux gens

En cette première journée du mois d'avril ?

Afin que leur esprit ne soit pas tranquille

Afin que tous, ils soient envahis de tourments ?

 

Que j'aille annoncer la mort de Mandela ?

La prise par le M23 de Kinshasa ?

C'est pas drôle, c'est trop triste

Exploitons donc d'autres pistes...

 

« On aura du courant gratuit durant trois mois

Comme en mille neuf cent quatre-vingt dix-huit

D'un grand directeur haut placé vient la fuite

Soyez dans une grande joie !»

J'en suis sûr, les gens vont tomber dans le panneau

Ah ! Ce sera très rigolo

 

« Sur Mars, on a découvert un long squelette

D'un animal ressemblant au crocodile »

Des tas de gars à la croyance facile

En feront, une de ces têtes !

 

« Le pape François porte des souliers de meuf »

Tous les anti-cathos comme mon voisin veuf

Vont répandre partout cette fausse info

Voir la naïveté de certains, ce sera beau !

 

« Koffi Olomide, JB Mpiana et Werra

Pour dire non à la guerre au Nord-Kivu

Organisent une vaste soirée de gala

À Cité Mama Mobutu »

Comme les shows seront gratuits

Ainsi d'ailleurs que ce mensonge effronté

J'en connais bien qui vont s'y rendre tard la nuit

Guidés par leur crédulité

 

Force m'est de constater que cette année

Je souffre d'un profond manque d'inspiration

Je n'arrive plus à tromper

Ni à embobiner les gens à ma façon

Ainsi cette noble tâche, je la laisse

À nos politiciens, toujours très éclairés

C'est que chaque jour de l'année

De manière très soutenue et sans baisse

Ils le métamorphosent en 1er avril

De façon particulièrement subtile

Ils font avaler aux gens plus que des poissons :

Des couleuvres et des scorpions !

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21 février 2012

Nature détraquée, monde en destruction

Température : -21 ° C

Il fait chaud à Kisangani
Quelque chose cloche, y a comme un hiatus
À croire que j’ai mal écrit
La Seine gèle à Paris
À l’ombre, 37°
Il y a des torrents de boue au Kalahari
Plusieurs pluies ont tout inondé
Messieurs les climats déconnent
Les météorologues sont au chômage
Nous, les Terriens, on s’étonne
Dame Nature a changé de visage

Le crocodile vole et bouffe du chou
Dame Chèvre couve ses œufs
L’éléphant rumine et miaule à qui mieux mieux
L’aigle nage, la girafe n’a plus de cou
Le manguier rampe et produit des tomates
Les noix de palme deviennent souterraines
Le jus fermenté du raisin ? De l’eau plate !
Le séquoia atteint deux mètres à peine

La planète en a marre
Et se venge à sa façon
Les cours des choses paraissent bizarres
Au fait, c’est pour donner aux hommes une leçon
Ils n’ont jamais rien respecté
Ni Dame Nature, toujours surexploitée
Ni les animaux, ni les plantes, massacrés
Décimés, effacés, rayés
Pis ! Ni leurs semblables d’ailleurs
Qui disparaissent et meurent
À coups de guerres, d’attentats
De radiations, de pollution
Volontaire réduction des populations
Des crimes contre l’habitat

Oui, belle Terre mutilée
Je t’autorise à déchaîner ta furie
Tu vas tout détruire pour tout recommencer
Tu élimineras l’humanité impie
Elle subira le déluge ou les flammes
Comme tu sais bien le faire cycliquement
Périront les damnées âmes
En esprit, d’autres vivront éternellement

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14 mars 2011

LA FEMME CANON


Je suis une bombe vivante

Mon cul est explosif, mes nichons destructeurs

Tout le temps, je suis en chaleur

Mon regard lance des pulsions irradiantes

Personne ne me résiste

Cardinaux, prêtres ou pasteurs

J’insiste et je persiste

Je fais attentat dans leur cœur

Quand je me déhanche, les immeubles tremblent

Des tsunamis se déclenchent

Flambent les instincts les plus bas

Se désintègrent les principes les plus droits

J’occasionne des dégâts, sème la terreur

Tout mâle qui m’a vu bande et est en sueur

Même après cent ans, les effets perdurent

Sous forme de plusieurs traces de brulures

Vous ne pouvez pas m’éviter

Car je suis imprévisible

Mieux vaut ne pas me contrarier

Car je suis très irascible

 

N.B. : Loin de moi l’idée de me foutre des victimes des catastrophes naturelles ou humaines à travers le monde, spécialement au Japon en ce moment.

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26 octobre 2009

DIATRIBE NOIRE DES TEMPS MODERNES

DIATRIBE NOIRE DES TEMPS MODERNES


Vous, leucodermes, hommes de race blanche

Avec toute violence, je vous critique

Je déplore vos méthodes diaboliques

Vous n’êtes pas chauffeurs, mes hommes du dimanche

Tous vos projets sont mis à nu

Tous vos plans tortueux dévoilés

Plus rien n’échappe désormais à notre vue

De la tête aux pieds, vous voilà déshabillés

Demandez pourquoi je suis dans tous mes états

Parce que, êtres de peu de foi

Vous regardez la paille qui est dans notre œil

Ignorant l’immeuble qui est dans le vôtre

Quel mal n’est pas le produit de votre orgueil

De quelle ignominie n’êtes-vous pas l’apôtre ?

Examinons donc ensemble

Sous le plus exact des angles

Les projets vides de vos bouches qui sortent

Vous devez en avoir honte !

« Les Noirs sont peu civilisés »

Ô déclaration aberrante, effrontée !

Qui n’est pas civilisé par rapport à qui ?

Telle est, au fait, la vraie question

Occident vaut bien mal acquis

Occident vaut contrefaçon

D’Égypte, vous nous avez extorqué les maths

L’astronomie et les sciences non citées ici

De votre savoir, l’Égypte est la pâte

Elle est en tout votre rabbi

Mis à part le Delta du Nil

Les Dogons et les Yorubas

(Et on ne cite que ceux là)

Possédaient un art s’avérant peu facile

Ingrats hommes à peu rosée !

Vous avez osé affirmer

Que ces royaumes tirent leur savoir de vous

À l’aide d’arguments même pas dignes d’un fou

« Les Noirs n’ont pas de religion »

Insensés, crétins, pauvres cons

Qui croyez christianisme seule religion !

Religion venue d’Israël

Que vous avez importée, tronquée, non pas créée

Pour arroser tout le monde de votre fiel

L’animisme, voire la réincarnation

Nous le connaissons depuis des milliers d’années

Qu’il existe un être suprême, nous savions

Peut-être même avant vous

Vous qui nous trainez maintenant dans la vraie boue !

« Les Noirs n’ont pas de morale

Le Nègre est un animal »

Calomniateurs, esprits impies !

Qui a inventé la jupe ultracourte ?

Renié la virginité avant mariage ?

Du Malin, vous êtes la route

Du sentier de perdition vous êtes les mages

Tout ce qui est contre nature

Voilà ce que chient vos cerveaux

Les pédophiles, les homos

La mode hippie et d’autres pourritures

Que je n’ose même pas citer ici

Un tel vomi

Vous l’offrez à d’autres peuples

Via la musique, le ciné

Ainsi, ils deviennent souples

À vos pensées

Toi, Noir, ne suis pas cette voie

Le Seigneur te réserve un sort plus humain

Où règne sa puissante loi

C’est sûr, tu seras fort demain

« Le Nègre est superstitieux »

Ouais, c’est ça ! Et puis quoi encor !

Nom de Dieu, vous perdez le nord !

Énergumènes licencieux !

Que ne voit-on pas sur le Réseau des réseaux ?

Astrologie, chiromancie

La transmutation des métaux

Rose-croix, franc-maçonnerie

L’occultisme, vous l’avez instauré partout

Vous avez mis le spirituel sens dessus dessous

Galvaudé toute l’Initiation Première

Pactisé avec le Diable

Mis ce qui est bien en bière

Prônant des histoires peu recommandables

Oui, vous préparez l’Antéchrist

Pour sûr, il naîtra parmi vous

Aussi vrai que Dieu existe

Vous en êtes les premiers gourous

« Raison vaut hellène, émotion vaut nègre »

A osé affirmer un vendu

Qui, par ceux d’Occident, a été corrompu

Quelle identité maigre !

Toutefois, au fond, à 100%, il n’a pas tort

N’est-ce pas humain d’être émotif ?

N’est-ce pas merveilleux, un cœur d’or ?

Il est bon d’être subjectif

Parfois, du moins

La Science, oui, mais sans conscience, ce n’est rien

Le trop mauvais système capitaliste

Leucodermes, vous a rendus insensibles

On ne peut plus fantaisistes

L’être humain est devenu pour vous une cible

L’amour entre frères, vous l’avez crucifié

De tous vos orifices, vous puez intérêt

Nul sentiment dans vos cœurs de pierre

Oh, pardon !... Dans vos cœurs de fer !

Ah, ces Blancs ! Ils raisonnent comme leurs robots

Et ils mourront par leurs robots, ces beaux idiots !

Je serai bref pour conclure

Criez que je suis raciste, je n’en ai cure

Chuis franc, c’est tout !

C’est que, peuples noirs, vous devez ouvrir les yeux

Vous possédez tous les atouts

Pour écraser l’impérialisme présomptueux

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22 septembre 2009

Dépravation

Dépravation


Un samedi soir assez chaud

Je me retrouve en boîte

Seul, quelque peu mal dans ma peau

Seul, dans cet endroit à l’atmosphère moite

Qu’est-ce que j’y fais ? Je ne sais pas

Cela ne dépend pas de moi…

 

Depuis déjà un quart d’heure

Mon regard inexpressif pointe une fille

Diverses pensées dans ma tête fourmillent

Quelle beauté, waouh, t’en meurs !

Là voilà qui se déhanche avec un type

Une danse très obscène, pleine de vigueur

Qui vous excite à vous serrer les tripes

À juste titre, avec raison

J’ai pu trouver un nom à la demoiselle :

Elle s’appelle « Dépravation »

Et vous le verrez : c’est une fille charnelle…

 

Dépravation est vraiment grande de taille

Un mètre quatre-vingts ou plus

Physique de femme russe

Parfait, sans la moindre faille

Dépravation est sombre, légèrement brune

Tout en chair, mais pas très grasse

Un peu stéatopyge, derrière en lunes

Une poitrine prononcée, de forte masse

Elle porte un fort court singlet

Ne cachant que les seins, le ventre à découvert

C’est vraiment une fille en l’air

Une frivole à rendre muet

Ce qui est en dessous n’est pas moins révoltant

Une culotte style collant

Un vrai slip ! Longueur : disons, vingt centimètres !

Laissant nues les cuisses charnues

Et une bonne partie des jambes peu velues

Le reste recouvert par des demi-bottes

Qui, sur la piste, font la trotte

De pas provocants de maître !

 

Dépravation fait une pause

En embrassant passionnément une autre meuf

Pouah ! C’est une lesbienne d’une certaine dose

Dont les intentions ne sont guère tuées dans l’œuf

Là voilà qui se dirige vers ma table

D’un pas voluptueux, désinvolte à l’extrême

Elle vient vers ma table, c’est inévitable !

Elle est assise presque en face de moi

Mais elle ne me regarde pas

En dépit de ça, j’observe son visage

Joli, mais hyper-maquillé

Un brin de beauté sauvage

Difficile d’y résister

Toutefois, petit à petit, elle me dégoûte

Et je regrette d’avoir croisé sa route…

 

Juste deux minutes plus tard

Dépravation commande un demi-casier

Je crois rêver

Ce que je vois est bizarre

La fille a tout vidé en dix minutes !

Là vraiment, je dis tout haut : « Zut ! »

Et je ne suis pas au bout de mes surprises

Des vices, cette fille est une valise…

 

Dépravation est à nouveau sur la piste

Elle est objet d’attouchements

Pour la plupart bestiaux, tous réalistes

Porteurs d’un message violent

Insoutenable débauche

Sur-amplifiée par des prises de stupéfiants

Accentuant des désirs gauches

 

Dans les vapes, titubante

Avec bien de peine, elle regagne sa place

De manière insolente

Elle donne un ordre au barman, cette garce

Horreur ! On apporte six autres bouteilles

En un rien de temps, elle en a terminé quatre

Tiens ! Je n’ai jamais vu un estomac pareil !

Des soulards, elle est le pâtre !

 

Brusquement, la demoiselle me regarde

J’ose croire que c’est par mégarde

Je me trompe : elle insiste

Il semble qu’elle veut m’embrasser

C’est bien triste

Que d’être dans un tel état d’ébriété !

Dépravation rate mes joues

Et trébuche sur mes genoux

Sur mes jambes, elle est couchée

Dix secondes ne se sont pas écoulées

Mademoiselle pousse un gros rot violent

Qui se mue bientôt en affreux vomissements

Une gigantesque fontaine liquide

Jaillit net de la bouche de Dépravation

Sur le sol, une vaste mare tout acide

C’est fortement nauséabond

Les vomissures sont d’une telle quantité

Que ça sort du côté de la porte d’entrée

Dégueuler pendant une minute d’affilée

Les records sont pulvérisés

Mais il y a plus immonde à voir

Surtout pour un samedi soir…

 

Un mélange de salive et de bière

Coule encore du menton de Dépravation

Que dehors, en direction de la portière

Deux petits gosses, une fille et un garçon

Paraissent attendre notre demoiselle

Sur mes genoux, Dépravation s’appuie d’une main

Durement, debout elle se tient

Bien qu’ivre morte, elle est encore belle

Elle s’essuie les lèvres… Qu’est-ce qu’elle fabrique ?

Devant moi, elle ôte son singlet

Une nudité satanique

Que voilà un blasphème oculaire complet !

Elle glisse, marche dans sa flaque visqueuse

D’une démarche terriblement licencieuse

Elle se dirige vers les deux petits bambins

Quelques secondes après, je crie, pétrifié : « Hein ? »

Doucement, elle déboutonne sa culotte

Sans honte, sans gêne, elle l’ôte

Devant les gosses émerveillés

Voyant cette scène, je me mets à hurler…

 

… dans mon douillet et petit lit

Par tous les diables, quel horrible cauchemar !

J’en ai mes pensées abruties

Je retrouve mon calme après grand regard

Ce songe éprouvant, était-ce la voix de Dieu ?

Ou les idées de l’Adversaire ?

Ou encor le produit de mon esprit tortueux ?

De le savoir, il n’est pas très nécessaire

Car en fait, j’ai pu tirer une vraie leçon

J’ai péché par pensée, cela, je ne peux le nier

Je dois par conséquent prendre mes précautions

Pour que rêve ne devienne pas vérité

C’est qu’éviter à tout prix les boîtes de nuit

Protège l’œil spirituel de pires ennuis

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Et dire que c’était une simple bestiole… !

Et dire que c’était une simple bestiole… !


Numéro nonante-six, Avenue d’Ambre

Chère Endundu se maquille dans sa chambre

Une ou deux rides à masquer

Ou quelque chose du genre

Frivolités qui peuvent prendre une journée

Un véritable culte, à s’y méprendre

Toutefois, exceptionnellement

L’occupation chérie de mademoiselle

De vouloir se faire encore plus belle

S’interrompt par trop brusquement

Une tarentule de taille respectable

En effet tombe lourdement

Sur la tignasse de l’enfant

Pour Endundu, situation intolérable !

La jeune fille pique une crise de nerf

Et pousse un cri suraigu

Rapidement accourt sa mère

Par les pleurs évidemment très émue

L’adolescente hurle entre deux sanglots

Qu’un horrible cobra lui a mordu le cou

Dans la villa, tout le monde est comme fou

L’agitation s’entend au-delà de l’enclos

 

Or il se trouve que le quartier de la meuf

Est le lieu par excellence des grands bourgeois

Que plusieurs nomment têtes d’œuf

D’autres préfèrent villageois

Je disais donc que quelques-uns de ces richards

Circulant dans les parages

S’il vous plaît, tous d’un certain âge

En ce moment roulent des pensées bizarres

Ils s’imaginent qu’il y a deuil chez les Endundu

 

La nouvelle se propage

Elle est même déformée par quelques voyous

Ces derniers, loin d’être sages

S’éloignent aussitôt du quartier

Pour crier, hurler, s’égosiller :

« Malheur, malheur, vous savez quoi ?

Les Endundu, de l’Avenue d’Ambre les rois

Ont tous crevé dans un grand accident d’avion

Pour vous prouver que nous avons archi-raison

Faites donc un tour dans le coin »

 

L’ensemble de ces mortelles insanités

Est ingurgité par nombreux ni plus ni moins

Puis rendu sous forme d’étranges stupidités

Soudain, la rumeur court qui dit

Que le Président Izgoo a été occis

C’est panique générale !

Des noyaux de trouble naissent ici et là

La situation dégénère à petits pas

Elle devient franchement sale

La confusion devient telle

Que les choses prennent une ampleur hors du réel

D’extrémistes sectes voient la fin du monde

Les satanistes voient plutôt sacrifices

À des dizaines de miles à la ronde

Rien que des propos factices

Là, c’en est trop !

Sont en ébullition presque tous les cerveaux

Même le Chef de l’État a vent de tout ça

« Oh ! Mon peuple est tombé bien bas

Quel manque effroyable d’esprit critique ! »

Pense tristement l’homme fort

Grâce à son esprit retors

À l’aide de son raisonnement logique

Il mène personnellement une enquête

Éclaircit cette affaire pseudo-mystique

Le Président remonte jusqu’à la tête

Non sans avoir ignoré les troncs et les membres

De cette vaste psychose

 

Ah, vérité à cœur fendre !

Pour Izgoo, quelle triste chose

Quelle écrasante déception

Que de savoir que la bourgeoisie du cinquième

N’est composée que des cancres et de vrais cons

Et de même

Qu’une araignée est la cause de tant de maux

Le peuple izgoyen en sort nigaud

Sans peine vous devinerez

Les sots voyous incarcérés

Les divers gourous de secte interpellés

Et vous, lecteur, conscientisé…

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12 août 2009

NON-CHRÉTIEN, CHRÉTIEN DE NOM ET CHRÉTIEN D’ACTES

NON-CHRÉTIEN, CHRÉTIEN DE NOM ET CHRÉTIEN D’ACTES

Deux camps divisent le monde

Celui du Malin et celui du Dieu Très-Haut

Affirmer que le clivage est net est faux

Mieux vaut comparer couleurs beige et blonde

Il faut des yeux pour distinguer

Regard d’expert

Spirituellement avisé

Qui difficilement se perd

Qui est chrétien, qui ne l’est pas ?

Qui est chaud, qui est tiède, froid ?

En trois volets, on répondra à la question

Si possible, on apportera solution

I

Peu connaissent le vrai Sauveur

Parmi eux, beaucoup ignorent le Créateur

« Dieu ? Faut le voir pour y croire ! »

Ainsi parle le cartésien

D’un ton sec comme le rasoir

Phrase du capitaliste européen

« Dieu et autres, qu’ils se mêlent de leurs oignons ! »

Tels sont les termes du fervent sataniste

Qui a effacé le mot « bien » de sa liste

Ce quidam mérite l’enfer avec raison !

« L’être suprême existe

Les dieux aussi

N’a pas grand intérêt le Christ

Nous croyons aux faits surnaturels, aux génies »

Islam, occultisme, magie

Ce sont quelques membres de cette tendance

Qui, du Paradis, ont tiré pâle copie

Des démons, ils sont dans la macabre danse

II

Moult individus se targuent d’être chrétiens

Prétendent incarner le Paradis sur Terre

De leurs dons et charismes ils se trouvent fiers

Les pauvres ! Ils ignorent qu’ils sont tous vauriens

À quoi sert matin, midi, soir

De prier, jeûner, méditer

D’aller everyday au culte et de croire

Si, sans cesse, on renouvelle ses péchés ?

Archibishop roi des baiseurs

Frère du MIJERCA empereur des voleurs

Prêtre dit catholique et prêtre vaudou

Intercesseurs chaque jour saouls

Un ramassis d’hypocrites

Pourris jusqu’au moindre proton

Rendant le Saint-Esprit triste

Détériorant Sa compassion

Une masse non négligeable d’individus

Juste pour la forme se proclament chrétiens

Mais dans le fond, de ce monde ils sont imbus

Avec le vice, ils ont créé de solides liens

Les gens se croient chrétiens dans la luxure

Tonneaux de boisson, excellents champs de tabac

Moqueurs invétérés, menteur de leur état

Autant de termes pour dire pourriture

Du corps, de l’âme et de l’esprit

Dont leur personne est pétrie

En revanche, il est des gens

Tout pleins de bonne volonté

Qui se sacrifient pour suivre la Vérité

Avec crainte du Dieu Tout-Puissant

Certes, de telles personnes ont du levain

Placé par les fruits et grâces de l’Esprit

Mais elles cèdent à la tentation du Malin

À ses ruses et tromperies

L’entourage influence

Gâte les bons comportements à outrance

La versatilité dans les cœurs s’installe

La paresse les emballe

III

Fort heureusement, là où le mal abonde

La présence du Tout-Puissant surabonde

Elle existe, cette rare race d’élus

Qui, déjà sur Terre, vivent le Paradis

Heureux soient-ils, ces gens bénis !

De bonté et d’amours imbus

Ils remercient Notre Père en tout temps

Jésus le Christ est pour eux Seigneur et Sauveur

Ils demandent pardon à Dieu sincèrement

D’une double vie, ils ont horreur

Mes frères et sœurs, imitons de tels hommes

Voilà de la bonne semence en somme

Qui a produit d’excellents fruits

Grâce à une graine dans le sol bien enfouie

Bénissons Dieu en esprit et en vérité

Accomplissons avec amour nos devoirs chrétiens

Sans relâche, faisons le bien

Pratiquons Sa sainte Parole inspirée

Je sais, c’est dur !

Le monde est trop corrompu

Efforçons-nous d’être purs

Attendons avec assurance et foi Sa venue

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DRAGUEUR ET DRAGUÉE

DRAGUEUR ET DRAGUÉE

« À bord d’une 4 X 4 dorée

Nous visiterons les dunes

Sur un grand plateau argenté

Je vais te servir la lune… »

Ainsi débite le dragueur

De propos de toutes grosseurs

Il ment comme il respire

Flatterie et l’un de ses sbires

Fille qui crois à ces bobards

Ta moralité est un vaste Sahara

Vide, sèche, stérile, remplie de gravats

En amour, tu es Bob Dénard

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LA POUTRE QUI EST DANS TON ŒIL

LA POUTRE QUI EST DANS TON ŒIL

« Frère Félicien, connais-tu la meilleure ?

Frère Athanase sort avec Dahlia notre sœur !

Il ne sait que baratiner !

C’est un infiltré dans notre communauté ! »

Âme tordue, esprit perfide !

Ne te sens-tu pas honteux de parler ainsi ?

Te crois-tu si clean que les anges au Paradis ?

Tu es trente fois stupide !

Tu as rendu grosses trois jeunes choristes

Tu sèmes la zizanie dans tous les groupes

Riche en scandales est ta longue liste

Cette liste (ta vie), vois-la à la loupe !

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LE DIVIN INFORMATICIEN

LE DIVIN INFORMATICIEN

L’Univers est un hardware

Le Seigneur est le software

Mais le Tout-Puissant transcende le logiciel

Revêt parfaitement la peau du matériel

L’Éternel est le système d’exploitation

Mais il est aussi les fichiers

Il est une puce de très grande précision

Un programme d’une extrême fiabilité

Que personne n’a fabriqués

Disons même qu’ils se sont auto-créés

Yahvé constitue un ordi sui generis

Dont je ne ferai qu’érafler les qualités

Survoler les capacités

Oser sur son étendue une simple glisse

Le Seigneur n’a pas besoin d’électricité

Pour activer sa puissance

L’énergie qui le fait est plus qu’illimitée

D’elle, toute particule prend naissance

Dieu ignore les maintenances

C’est lui le Grand Restaurateur

Qui jamais ne tressaillit, qui jamais ne meurt

Qui ignore du temps la lance

Un disque dur inusable

Contenant le passé, le présent, le futur

D’espace mémoire non énumérable

Tel est le Tout-Puissant, telle est sa stature

L’Éternel est multitâche

Car omniscient, omniprésent, omnipotent

Il scrute au fond du cœur ce qui se cache

Il analyse nos intentions, nos penchants

Écoulés, instantanés, voire à venir

Notre physique, il le connaît à pâlir

L’Éternel maîtrise notre composition

Je vous l’ai dit : avec elle, il fait singleton !

L’intemporalité de Yahvé fait de lui

Un moteur et un navigateur avertis

Un hébergeur infaillible

Tous d’une rapidité indescriptible

Telle qu’on a solution avant de cliquer !

Une véritable manne pour les cœurs brisés

Tiens ! Mais à quoi est-ce que je joue ?

N’est-ce pas un pur blasphème

Je risque fort l’anathème

Et je mérite le supplice de la roue !

C’est que c’est comme se moquer du Tout-Puissant

De vouloir cibler en un poème Ses vertus

Qui peut, en vérité, les passer en revue ?

Pardon pour cette folie, Dieu compatissant !

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