DIATRIBE NOIRE DES TEMPS MODERNES


Vous, leucodermes, hommes de race blanche

Avec toute violence, je vous critique

Je déplore vos méthodes diaboliques

Vous n’êtes pas chauffeurs, mes hommes du dimanche

Tous vos projets sont mis à nu

Tous vos plans tortueux dévoilés

Plus rien n’échappe désormais à notre vue

De la tête aux pieds, vous voilà déshabillés

Demandez pourquoi je suis dans tous mes états

Parce que, êtres de peu de foi

Vous regardez la paille qui est dans notre œil

Ignorant l’immeuble qui est dans le vôtre

Quel mal n’est pas le produit de votre orgueil

De quelle ignominie n’êtes-vous pas l’apôtre ?

Examinons donc ensemble

Sous le plus exact des angles

Les projets vides de vos bouches qui sortent

Vous devez en avoir honte !

« Les Noirs sont peu civilisés »

Ô déclaration aberrante, effrontée !

Qui n’est pas civilisé par rapport à qui ?

Telle est, au fait, la vraie question

Occident vaut bien mal acquis

Occident vaut contrefaçon

D’Égypte, vous nous avez extorqué les maths

L’astronomie et les sciences non citées ici

De votre savoir, l’Égypte est la pâte

Elle est en tout votre rabbi

Mis à part le Delta du Nil

Les Dogons et les Yorubas

(Et on ne cite que ceux là)

Possédaient un art s’avérant peu facile

Ingrats hommes à peu rosée !

Vous avez osé affirmer

Que ces royaumes tirent leur savoir de vous

À l’aide d’arguments même pas dignes d’un fou

« Les Noirs n’ont pas de religion »

Insensés, crétins, pauvres cons

Qui croyez christianisme seule religion !

Religion venue d’Israël

Que vous avez importée, tronquée, non pas créée

Pour arroser tout le monde de votre fiel

L’animisme, voire la réincarnation

Nous le connaissons depuis des milliers d’années

Qu’il existe un être suprême, nous savions

Peut-être même avant vous

Vous qui nous trainez maintenant dans la vraie boue !

« Les Noirs n’ont pas de morale

Le Nègre est un animal »

Calomniateurs, esprits impies !

Qui a inventé la jupe ultracourte ?

Renié la virginité avant mariage ?

Du Malin, vous êtes la route

Du sentier de perdition vous êtes les mages

Tout ce qui est contre nature

Voilà ce que chient vos cerveaux

Les pédophiles, les homos

La mode hippie et d’autres pourritures

Que je n’ose même pas citer ici

Un tel vomi

Vous l’offrez à d’autres peuples

Via la musique, le ciné

Ainsi, ils deviennent souples

À vos pensées

Toi, Noir, ne suis pas cette voie

Le Seigneur te réserve un sort plus humain

Où règne sa puissante loi

C’est sûr, tu seras fort demain

« Le Nègre est superstitieux »

Ouais, c’est ça ! Et puis quoi encor !

Nom de Dieu, vous perdez le nord !

Énergumènes licencieux !

Que ne voit-on pas sur le Réseau des réseaux ?

Astrologie, chiromancie

La transmutation des métaux

Rose-croix, franc-maçonnerie

L’occultisme, vous l’avez instauré partout

Vous avez mis le spirituel sens dessus dessous

Galvaudé toute l’Initiation Première

Pactisé avec le Diable

Mis ce qui est bien en bière

Prônant des histoires peu recommandables

Oui, vous préparez l’Antéchrist

Pour sûr, il naîtra parmi vous

Aussi vrai que Dieu existe

Vous en êtes les premiers gourous

« Raison vaut hellène, émotion vaut nègre »

A osé affirmer un vendu

Qui, par ceux d’Occident, a été corrompu

Quelle identité maigre !

Toutefois, au fond, à 100%, il n’a pas tort

N’est-ce pas humain d’être émotif ?

N’est-ce pas merveilleux, un cœur d’or ?

Il est bon d’être subjectif

Parfois, du moins

La Science, oui, mais sans conscience, ce n’est rien

Le trop mauvais système capitaliste

Leucodermes, vous a rendus insensibles

On ne peut plus fantaisistes

L’être humain est devenu pour vous une cible

L’amour entre frères, vous l’avez crucifié

De tous vos orifices, vous puez intérêt

Nul sentiment dans vos cœurs de pierre

Oh, pardon !... Dans vos cœurs de fer !

Ah, ces Blancs ! Ils raisonnent comme leurs robots

Et ils mourront par leurs robots, ces beaux idiots !

Je serai bref pour conclure

Criez que je suis raciste, je n’en ai cure

Chuis franc, c’est tout !

C’est que, peuples noirs, vous devez ouvrir les yeux

Vous possédez tous les atouts

Pour écraser l’impérialisme présomptueux